Objets à graver dans leur mémoire
Mon père est historien d’art. Je ne sais pas grand chose de qu’il sait de l’art visuel, mais je garde bien intact le souvenir de quelques vernissages auquel il m’a invité.
Je pressentais que ces soirées réunissaient des gens d’idées et de révolutions, de ceux qui laissent une trace indélébile, et je me sentais privilégiée de les avoir approché un peu. Je me rappelle comme dans un rêve de nos visites chez Pierre Ayot dont les sérigraphies trompe-l’oeil servaient nos jeux d’enfants. Comment ne pas tripper solide quand les 2×4 de la maison qu’on construit sont faits de mousse ? Ou comment ne pas trouver géniale cette pièce qui présente de vraies rôties qui sortent littéralement du cadre du toaster ?

La maison d’Alfred Pellan recelait aussi une foule de petites merveilles pour mes yeux d’enfants. Le manteau de sa cheminée abritait d’étranges créatures de son invention et gros avion à hélice rouge surplombait son atelier. Une fois, l’envie lui avait pris de nouer la toque de ma sœur autour de vase de fleurs, lui créant ainsi un très fleuri port de tête !
Côtoyer des artistes, ou du moins découvrir leur travail, est à mes yeux un cadeau inestimable à offrir à nos enfants.

La Planète mode de Jean-Paul Gauthier : une expo trop vite expirée
Récemment, nous sommes allés voir La Planète mode de Jean-Paul Gauthier au MBAM. Que d’émerveillements ! L’expo et sa scénographie me sont apparues comme une œuvre en soi. Le jeu de projections qui animaient le visage des mannequins et le runway roulant sur lequel ils défilaient les rendaient presque vivants; les vêtements semblaient portés et non pas seulement supportés.
Les salles étaient bondées et la clientèle me rappelait celle d’un fashion show : belle, colorée, richement vêtue. Mais presque pas d’enfants. Dommage, car l’univers fantaisiste de Gauthier – encouragé à son enfance par une grand-mère passionnée d’art et de haute couture – a tout pour nourrir l’imaginaire de la jeunesse.

Les arts décoratifs au MBAM: du bonbon !
Si vous avez manqué Jean-Paul Gauthier, rattrapez-vous sur les délicieuses collections d’arts décoratif du pavillon Liliane et David M. Stewart à visiter en famille, car là aussi on joue la carte de la fantaisie. Vous y trouverez une foule d’objets provenant des quatre coins du monde : porcelaine anglaise du dix-huitième siècle, verreries antiques, les 3 000 boîtes à encens japonaises ayant appartenu à Georges Clémenceau. Mais ce qui épatera particulièrement votre jeune galerie, c’est la collection de design du vingtième siècle qu’on découvre en entrant dans le pavillon. Un pouf en animaux en peluche, une table de verre qui tient sur des pattes de cordes, un plafonnier dont l’éclairage est produit par un hologramme, devant les 900 œuvres présentées, petits et grands seront sans contredit séduits et amusés.

L’exposition Michel Dallaire, le plaisir de l’objet
Cette exposition en cours à l’Espace création Loto-Québec jusqu’au 11 décembre 2011 présente les plus marquantes créations du grand manitou de l’objet qu’est Michel Dallaire. Les pièces que nous connaissons (pot de yogourt Yoplait, vélo bixi, torche olympique, Angelcare, etc) sont accompagnées de vignettes qui nous expliquent le parcours créatif du concepteur qui tire ses inspirations en toutes situations. Les voies de l’idéation sont bien surprenantes !
On découvre également quelques anecdotes grâce à une vidéo qui laisse la parole à l’artiste. On comprend qu’au-delà de l’esthétisme, c’est d’abord l’utilité qui guide le travail du designer industriel. Mes enfants n’ont pas saisi toutes les subtilités de cette présentation, mais ils ont apprécié de découvrir que derrière des objets de leur quotidien se cache un monsieur qui a beaucoup d’imagination.

La passion des volcans
Lors de notre voyage en Europe, Renaud s’est amusé à tourner des petits clips avec mon Blackberry. L’image se promène beaucoup, mais son contenu est chouette pour son jeune âge, trouve sa maman. Je vous laisse en juger par vous-même :
Untitled from Anne-Marie Lefebvre on Vimeo.
L’Islande, le fascinant pays de la création du monde
Préambule
Comme vous le savez, au cours de cet été qui s’achève, j’ai emmené mes enfants faire un voyage qui nous a mené en Islande, en Écosse et en France. J’avais bien l’intention de tenir mon blogue à jour pendant l’aventure, mais je me suis vite aperçue que c’était trop me demander. Une fois la journée complétée, il me fallait préparer celle qui allait suivre et me reposer pour rester d’attaque. Je dû me contenter de publier quelques commentaires et photos sur notre page Facebook.
Je souhaitais écrire mon récit dès mon retour au Québec, mais j’ai été happée par la somme de tâches qui s’étaient accumulées durant mon absence. Le boulot reprenait ses droits et la routine a été longue à retrouver. Mais somme toute, je suis heureuse de découvrir que la transition entre l’escapade et le quotidien n’a pas été trop dfficile et je ressens encore aujourd’hui l’énergie que notre virée m’a fournie.
En ce long weekend de la Fête du travail, je suis seule à la maison. Les enfants sont chez leur père et je prends ce moment de répit pour faire le point sur notre riche expérience. Ci-contre, un texte sur l’Islande. Dans les jours à venir, les autres destinations vous seront racontées.
L’ISLANDE, LE FASCINANT PAYS DE LA CRÉATION DU MONDE
J’ai déjà écris mes impressions sur l’Islande (voir plus bas). Je vous ai dit à quel point elle nous avait surpris. Je lui ai découvert une cuisine délicieuse et toute en subtilités répandue jusqu’aux salles à manger dénudées des régions éloignées.
J’ai été séduite par le raffinement de l’art islandais. On comprend qu’une longue suite de journées d’obscurité et des moyens limités ont permis aux insulaires d’affiner leur créativité, d’où la prolifique production musicale, théâtrale, littéraire, artisanale chez une si petite communauté.
La langue nous a bien créé quelques difficultés ; je vous défie de trouver votre chemin lorsque la rue que vous cherchez s’écrie ainsi : Rjúpnasalir, Goðasalir, Skjólsalir, etc. Mais jamais je ne me suis sentie démunie parce que les islandais parlent tous l’anglais, qu’ils sont courtois et pas menaçants le moins du monde. On nous a souris et on nous a aidé sans jamais être envahissants.
J’ai été épatée de découvrir que ce peuple était le premier et le seul à ce jour à avoir élu un politicien ouvertement homosexuel à la tête de son gouvernement. Johanna Sigurdardottir, mariée avec une femme, a été choisie en 2009 pour aider son pays à se sortir de sa dure crise économique, conséquence de la faillite des institutions financières.
Nous ne sommes restés que 5 jours en sol islandais. Nous avons pourtant le sentiment de l’avoir bien sentie, cette terre dont les éléments indomptables sont si palpables. Les vents sont déchaînés à en basculer votre voiture, les pluies y sont torrentielles et les eaux sont glacées ou bouillantes à vous brûler au 3e degré. Quel bel ensemble de phénomènes uniques et fascinants !
Comment ne pas s’incliner devant la pulsion des geysers, la fureur de Gulfoss, la menace d’une explosion volcanique ? Et c’est sans compter l’incessante séparation des plaques tectoniques d’Amérique et d’Europe qui suit son cours, nous offrant ainsi la preuve de l’évolution constante du paysage terrestre.
Renaud et Virginie n’ont pu comprendre ni parler avec les gens qu’ils ont croisé, mais cela ne les a pas incommodé le moins du monde. Ils ont carburé à la bonne boustifaille et aux curiosités naturelles. Et c’est l’Islande qu’ils ont préférée devant la France de Molière et l’Écosse d’Harry Potter.
Mon fils rêve de retrouver ces paysages lunaires sous un ciel toujours éclairé.
À mon avis, il a été envouté par la force du centre de la terre – évoquée dans les récits de Jules Verne – alors que nous roulions à travers la péninsule de Snaefellsnes.
Oh oui ! je suis convaincue qu’il a été conquis par ce pays où l’on peut observer le paysage du monde se créer et où on passe ses hivers sans soleil à faire l’art sous diverses formes. Il y a d’ailleurs tourné les premiers clips de sa jeune carrière d’aventurier.
A découvrir sur sa page.
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L’Islande : rude et raffinée
Nous avons franchi l’étape islandaise sans anicroche. De ce pays d’immensités et de ciels éclairés à longueur de journée, je retiens une nature qui nous offre des phénomènes aussi intimidants qu’inhabituels tels les geysers, les volcans, mais également les vents forts comme seul un enfant de viking peut affronter toute l’année. Je suis épatée par ce que ses habitants ont fait de leurs richesses mais je suis surprise de découvrir à quel point leur urbanisme a mis du temps à se développer. Comme leur vie a pu être rude et l’est encore pour ceux qui vivent en milieu rural. Notre guide nous apprenais que le foyer de son enfance n’a eu l’électricité qu’à partir des années 60 et que celui de sa grand-mère hébergeait des bêtes pour réchauffer la maisonnée.

Je garde un souvenir impérissable de la politesse efficace des islandais qui semble dire : »on est gentils, mais on n’est pas tèteux » et de leur langue étrangement aussi douce que gutturale. Le plus grand défi que j’ai vécu en parcourant l’île fut de me repérer. Car s’il est dur de prononcer un nom de rue, imaginez ce qu’il en est pour le mémoriser et le retrouver sur la route !
Et parler de l’Islande sans parler de sa cuisine serait un véritable blasphème. Moi qui croyait ne trouver que des plats rustres sans aucune subtilité, j’ai été littéralement enchantée par les découvertes fortuites que j’ai faites. De resto branché le plus coté au stand de hot dog à la réputation internationale, en passant par le petit bistrot découvert au hasard et la table champêtre d’un fond de campagne, je vous assure que tout ce qu’on m’a servi dans ce pays s’est avéré une merveille de saveurs présentée dans les plus grandes règles de l’art. L’Islande est un haut lieu de gastronomie pour qui aime l’agneau, le poisson et même la cuisine végétarienne. Nous nous sommes délectés.
L’île compte quelques »figures » emblématiques comme BJORK, le macareux, le mouton, la baleine. Moi je lui attribuerais aussi le lupin. La jolie fleur lilas importée d’Alaska s’est si bien adaptée à cette terre rude et imprévisible qu’elle s’est répandue partout comme une mauvaise herbe. Elle symbolise pour moi la ténacité et la finesse du peuple islandais.
En terminant, je suis bien obligée d’admettre que nous n’avons pas trouvé l’ombre d’un elfe sur cette île. Les enfants ont vite compris pourquoi : il n’y a pas d’arbres en Islande et tout le monde sait que ces petites créatures timides et peureuses se cachent dans les forêts.
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Créations avec le tartan de Longueuil
À l’occasion de notre voyage en Écosse, nous présenterons notre tartan (celui de la ville de Longueuil). Les dessins ci-contre ont été réalisés par Virginie et Renaud. Ils seront offerts à une famille écossaise.
L’activité terrasse… préparation pour Paris
Ce printemps, j’ai emmené les enfants rue St-Denis pour une préparation de ce que sera notre visite de Paris en juillet. Je ne crois pas les avoir convaincus que la visite en vaut la chandelle. Peut-être que l’activité terrasse n’était pas tout à fait de leur âge… Mais pas de soucis, je suis convaincue que la ville lumière saura les charmer.
Paris from François Morin on Vimeo.
Islande – Écosse – France : l’itinéraire
À quelques jours du départ pour l’Europe, j’ai enfin arrêté le choix de notre parcours et de la plupart de nos visites. En Islande, les trésors naturels nous appellent; les geysers, les thermes, les volcans, l’océan, le Musée à ciel ouvert. En Écosse, vive l’architecture et les grands espaces; à nous les châteaux et les magnifiques highlands vus dans Braveheart, Highlander, Harry Potter. En France, place aux rencontres culturelles au Festival de théâtre d’Avignon, au Festival de Carcassonne et aux Franco de La Rochelle.
Nous publierons des mises à jour sur une base régulière pour vous permettre de découvrir avec nous. En attendant, voici les grandes lignes de notre itinéraire.
26 juin : Montréal – Reykjavik
Départ de Montréal à 16h00
27 juin : Reykjavik – Snaeffelsness
Arrivée à Reykjavik, Islande, à 9h20
En route pour la péninsule de Snaeffelsness
Dodo à la ferme Kast
28 juin : Snaeffelsness – Reykjavik
Retour à Reykjavik et après-midi à la plage géothermique
Dodo au Capital-Inn
29 juin : Reykjavik
Journée au Lagon Blue
Dodo au Capital-Inn
30 juin : Reykjavik
Visite du Musée à ciel ouvert
Ghost Tour
Dodo au Capital-Inn
1er juillet : Reykjavik
Visite du Golden Circle
Souper au Fish Company
Dodo au Capital-Inn
2 juillet : Reykjavik – Glasgow
Arrivée à Glasgow, Écosse, à 13h40
Dodo à l’Euro Glasgow Hostel
3 juillet : Glasgow – Glenfinnan
Train pour Glenfinnan
Dodo à Glenfinnan House Hôtel
4 juillet : Glenfinnan – Fort William – Glenfinnan
Taxi pour Fort William
Circuit dans le Jacobite Express, le train de Harry Potter
Dodo à Glenfinnan House Hôtel
5 juillet : Glenfinnan – Edinburgh
Train pour Edinburgh
Visite de la vieille ville et du château
Dodo au Royal British Hotel
6 juillet : Edinburgh – Glasgow
Train pour Glasgow
Dodo au Thistle Glasgow
7 juillet : Glasgow – Avignon
Arrivée à Avignon, France, à 12h15 am
Festival de théâtre
Dodo à la chambre d’hôte l’Ilot Bambou
8 juillet : Avignon
Festival de théâtre
Dodo à la chambre d’hôte l’Ilot Bambou
9 juillet : Avignon – Carcassonne
Pick up auto à la gare TGV
Festival de Carcassonne
10 juillet : Carcassonne – Mautoban
Promenade dans la campagne
Dodo dans la ferme fortifiée XVIIe siècle du Domaine de Coustous
11 juillet : Mautoban – Bordeaux
Promenade dans la ville
Dodo : à déterminer
12 juillet : Bordeaux
Journée à la plage et les dunes de Hourtin
Dodo : à déterminer
13 juillet : Bordeaux – La Rochelle
Francofolies, spectacle de Damien Robitaille
Dodo au Campanile La Rochelle – Est
14 juillet : La Rochelle
Francofolies, spectacle de Marie-Pierre Arthur
Dodo au Campanile La Rochelle – Est
15 juillet : La Rochelle – Blois
Promenade dans la vallée de la Loire et ses châteaux : Chenonceau, Chaumont, Du Rivau, Chevreny, Chambort
Visite de la Maison de la magie Robert-Houdin
Sons et lumières au Château de Blois
Dodo : à déterminer
16 juillet : Blois – Paris
Promenade à Paris
Dodo chez des amis près de la Bastille
17 juillet : Paris – Reykjavik
Promenade à Paris
Vol pour Reykjavik
Dodo près de l’aéroport
18 juillet : Reykjavik – Montréal
Arrivée à Montréal à 18h25
Le jour où ils ont pu me donner des coups de bâtons
Il reste moins de deux semaines avant que nous prenions notre envol pour notre voyage en Europe. Comme je le mentionnais dans mon texte intitulé Les elfes boudent la ville, j’organise des activités ludiques que je filme pour donner aux enfants l’envie de partir. Mes mises en scènes farfelues ne sont pas toujours représentatives de ce qu’ils découvriront une fois sur place. Le but n’est pas de tout leur annoncer à l’avance, mais bien de les faire rêver. Pour l’Islande, nous avons communiqué avec des elfes et le 7 mars, jour de la fête populaire Bolludagur, les enfants ont pu me donner des coups de bâtons pour recevoir des choux à la crème, comme le veut cette étrange tradition, comme en témoigne le clip ci-contre. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour amuser ses enfants, cream puff ! 
La recette des choux est simple à réaliser et c’est délicieux. Bon appétit !
Pour en savoir plus sur Bolludagur
Beignets from François Morin on Vimeo.
SDF pour la F1, en route pour Tremblant !
Ce weekend, je suis sans domicile fixe (SDF), car j’ai loué ma maison à des fans de la F1 venus de Vancouver pour l’événement. Cette situation quelque peu saugrenue a l’avantage de me rapporter 600 $… ce qui donne l’occasion de passer un weekend dans un superbe chalet de Tremblant.
Ma mère m’a transmis sa faim de découvertes et sa « bougeotite aiguë ». Comme je suis devenue maman, c’est à mon tour d’en payer le prix. Et puisque je suis seule à assumer cette passion à léguer, toutes les astuces de financement sont les bienvenues.
Parmi les dernières trouvailles pour les citoyens du monde, on compte les sites d’échange de maison, tel que Trocmaison.com, et ceux de location à court terme. Dans mon cas, c’est la location qui m’arrange, puisque mes prochaines destinations seront de très courtes durées (4 jours max par ville) et que dans ce cas, l’échange ne pourrait fonctionner.
Roomorama.com me rend de fiers services : je cumule déjà 4 bookings en moins de deux mois d’affichage. On s’y crée une fiche descriptive, on indique les disponibilités, les inclusions et le prix. L’adhésion en tant qu’annonceur est gratuite et la transaction financière, tout comme la formule contractuelle, sont gérées par le site qui se garde une commission au passage.
J’espérais louer pour juillet alors que je serai partie, mais il se trouve que mon « chez moi » a surtout fait l’objet de demandes pour août et pour cette fin de semaine de Grand Prix. Mais comment refuser 150 $ la nuitée, alors qu’il nous en coûtera plus lorsque nous serons en Europe ? Et il s’avère que mes locataires – un couple dans la soixantaine et leurs deux filles – sont des plus charmants, je leur laisse les clefs sans aucune arrière pensée.
Ce weekend de F1, une maman et deux enfants s’offre du bon temps à Côté Nord, Tremblant qui loue de superbes chalets en bois ronds qui n’ont rien à envier à ceux du versant sud. Les pièces sont
spacieuses, lumineuses et l’ameub
lement contemporain est de première qualité. Côté Nord, c’est la quiétude de la forêt à 15 minutes de l’animation, une petite distance que nous avons parcourue pour vivre notre propre challenge sur piste en Formule Luge (Luge Skyline), la baignade à l’Aquaclub La Source et l’incontournable montée en télécabine panoramique pour admirer la vue à couper le souffle sur la région, le tout grâce à notre Carnet 3 activités.
La station propose aussi le vélo de montagne, l’Eurobungy, une tour d’escalade, des parcours d’hébertisme, un mini-golf entre autres activités familiales. À un peu plus de 1 000 $ le weekend pour une maison qui offre un spa et qui loge 8 personnes, voilà une offre accessible aux familles et amis réunis. Pour ma part, en assumant le coût à deux, je »break even » avec la location de ma propre maison.
En août, il me faudra trouver autre chose pour me relocaliser. Mais comme mes enfants seront avec leur père, je ne devrais pas avoir trop de mal à trouver où squatter. Dodos chez l’amoureux, dodos chez la tantine, dodos en camping et le tout sera bouclé.
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Mange, guéri, vois en Charlevoix
Le weekend du 3 au 5 juin, parrain François nous a emmené découvrir les baleines dans l’estuaire du St-Laurent. Les enfants ont adoré les jeux qu’il leur avait réservés et le choix de notre résidence qu’ils ne voulaient plus quitter. Les bélugas les ont grandement impressionné et moi j’en ai profité pour déguster la popote qu’il nous a concoctée et soigner de vieilles blessures. Charlevoix et ses bucoliques paysages qui appellent à la contemplation est définitivement un haut lieu de bien-être et de sérénité. Voici mes coups de cœur.
- La charmante et confortable Maison aux pignons rouges à St-Joseph-de-la-rive qui compte 6 chambres pouvant accueillir jusqu’à 12 invités : la cuisine est grande et très bien organisée pour profiter des produits du terroir (émeu, veau, agneau, canard, fromages, gourgane etc.). La cour arrière est parfaite pour les petites jambes qui ont grandement besoin de se délier après la longue route. Le foyer au salon ravie les grands à l’heure de l’apéro et du digestif. On y loge un weekend pour moins de 500 $ à cette période de l’année.
- Le traitement de Francis Cloutier, ramancheur de St-Hilarion dont la réputation s’étend bien au-delà de la région : il pratique dans sa maison du 123, Rang 5 plantée au milieu des champs. Sa salle d’attente est toujours pleine et son décor, comme l’ambiance qui y règne, rappellent des scènes de Michel Tremblay. On y entre comme dans un moulin, sans rendez-vous entre de 13h00 à 16h00 et de 19h00 et 22h30 du lundi au vendredi. On est bien loin de l’atmosphère aseptisée et ennuyante d’un CLSC. Ça placote en masse. On s’y raconte les miracles du guérisseur qu’on entend rire à gorge déployée derrière sa porte capitonnée. Quand celle-ci s’ouvre, le bonhomme joufflu apparait tout pimpant, bretelles sur bedaine dénudée, comme s’il en était à son premier patient de la journée. Je lui rends visite pour un mal de dos qui perdure depuis des années. Francis n’a que faire de mon récit, il affiche l’air de celui qui a déjà tout saisi. En moins de deux, je suis étendue sur le ventre et pétrie en douceur, mais avec grande efficacité. Ça me fait un bien fou, plus que la physio, la chiro, l’accupuncture, la masso, le rolfing, l’osthéo et, selon lui, je devrais être guérie à 500% après ce traitement ! Encore faut-il que j’écoute son conseil de sorcier : »Depuis 5 ans, tu t’en fais beaucoup trop. Arrête d’avoir peur, ma grande, amuses-toi ! ». Je sors de là apaisée, comme ceux et celles qui m’ont précédé. Comme eux, je laisse un don à la mesure de mon appréciation, car c’est ainsi que le ramancheux est payé. Le lendemain, mon mal n’est pas encore disparu, mais il y a des bienfaits. C’est très réconfortant de recevoir, d’un si joyeux gaillard, de bonnes tapes dans le dos assorties de grandes vérités. Ma boîte à poux se fait aller et je me soigne plus que je ne l’aurais espéré.









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